Un retour symbolique 20 ans plus tard

Il y a 20 ans, j’étais élève à l’École Technique de la Vallée de Joux.
J’y ai obtenu mon CFC de micromécanicien, ma maturité professionnelle ainsi que mon diplôme d’école. À cette époque pourtant, mon parcours était loin d’être linéaire.

remise des diplômes 2005 – On me reconnait à ma coupe de cheveux 🙂
La nuit, je graffais les trains de la Vallée de Joux. Une passion qui m’a presque coûté ma place à l’école. Entre la mécanique de précision le jour et les bombes de peinture la nuit, je vivais déjà entre deux mondes : la technique et l’art urbain.
À l’époque, une récompense de 3000 francs avait même été proposée pour retrouver « le taggeur des trains de la Vallée ».

Aujourd’hui, cette histoire fait partie de mon parcours et de mon identité artistique.
Vingt ans plus tard, revenir à l’École Technique de la Vallée de Joux pour y réaliser une fresque graffiti officielle et commandée représente énormément pour moi. C’est bien plus qu’un projet artistique : c’est une reconnaissance symbolique de mon évolution personnelle et professionnelle. Là où mes graffitis étaient autrefois considérés comme un problème, ils deviennent aujourd’hui une œuvre intégrée à l’école elle-même.



Cette fresque mêle l’univers de la micro-mécanique, du dessin technique, de la bijouterie, du sertissage et de l’horlogerie et en street art, en hommage à cette école qui a marqué ma vie.
Elle représente aussi le chemin parcouru entre l’élève des années 2000 et l’artiste professionnel « tristement célèbre » derrière graffeur.ch
Une boucle est bouclée.
































































